Aujourd’hui, le procès de la FAF se poursuit et, avec lui, c’est toute la crédibilité de l’institution qui est en jeu. Les reports successifs d’audience, les débats techniques sur les logiciels de gestion ou les délégations de signature dessinent le portrait d’une fédération dont les rouages administratifs et financiers révèlent un fonctionnement façonné par un système opaque et influent, capable de faire bouger les politiques et la justice.
La gestion catastrophique de la FAF n’est pas seulement une affaire de comptes falsifiés ou d’écoutes indiscrètes ; elle est le symptôme d’une gouvernance qui a longtemps fonctionné loin des principes de transparence et de redevabilité. Pour le sport en général et le football en particulier, l’enjeu dépasse désormais le simple cadre judiciaire : il s’agit de reconstruire une institution capable de redonner confiance aux cadres du secteur, aux sportifs, aux clubs, aux joueurs et, surtout, à un public qui n’a que trop attendu un sursaut qui tarde à venir.