
Alors que les discours officiels ne cessent de vanter la détection des jeunes talents et la formation locale, la réalité du terrain offre un spectacle affligeant. Au Mouloudia d’Alger, section tennis, le « Club Amateur » s’est transformé en « Club Vide » : 25 départs depuis l’arrivée d’une nouvelle direction contestée, dont 14 en cette fin de saison. Enquête sur une hémorragie qui interpelle et sur le silence des instances.
Un sauvetage cosmétique
Lors du dernier Championnat national de tennis (Seniors), le Mouloudia d’Alger n’a trouvé d’autre recours, pour sauver les apparences, que de parachuter des joueurs en fin de carrière résidant à l’étranger. Un choix cosmétique qui cache mal une vérité explosive : l’hémorragie massive des jeunes talents du club.
Une atmosphère malsaine
Étouffés par une atmosphère jugée harcelante et profondément malsaine, les enfants du club fuient en masse. En cause, une gestion pointée à maintes reprises du doigt. Un intrus, dépourvu du moindre passé athlétique et totalement étranger au management sportif, y dicterait sa loi. Sa seule stratégie consisterait à favoriser uniquement son propre fils au détriment des autres licenciés.
Des chiffres accablants
Les chiffres sont d’ailleurs éloquents. On comptabilise déjà pas moins de 25 départs depuis l’arrivée de cette nouvelle direction hyper contestée, dont 14 en cette fin de saison. Le constat est amer : le « Club Amateur » (Nadi El Hawi) s’est tragiquement transformé en « Club Vide » (Nadi El Khawi). Derrière la formule, des jeunes licenciés qui abandonnent, des familles qui se détournent et un vivier qui se vide.
Le silence des instances
Devant ce désastre, l’inertie des instances sportives compétentes interpelle. Pendant qu’elles observent un silence complice, les victimes s’accumulent et c’est le tennis national qui sombre. Un déclin qui ne surprend plus, après les forfaits inquiétants de l’Algérie aux Jeux Méditerranéens 2026 et aux Olympiades de la jeunesse prévues à Dakar (Sénégal).
Ce qu’il faut retenir
- 25 départs depuis l’arrivée de la nouvelle direction, dont 14 en fin de saison.
- Des joueurs en fin de carrière résidant à l’étranger parachutés pour sauver les apparences lors du Championnat national seniors.
- Une gestion dénoncée : un intrus sans passé athlétique, étranger au management sportif, qui favoriserait son propre fils au détriment des autres licenciés.
- Un silence des instances alors que le tennis national s’enfonce, illustré par les forfaits aux Jeux Méditerranéens 2026 et aux Olympiades de la jeunesse de Dakar.
Le Mouloudia d’Alger, club historique, mérite mieux que des discours cosmétiques. La balle est désormais dans le camp des instances : agir, ou assumer le silence.