Le youtubeur Nolan prend la défense de l’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), Khiereddine Zetchi, et dénonce un acharnement médiatique et judiciaire. Il critique notamment le rôle du journaliste Hafid Derradji et des chaînes de télévision dans la diffusion d’accusations qu’il juge infondées.
Une affaire qui remonte à octobre 2023
Selon Nolan, la campagne contre Khiereddine Zetchi aurait débuté en octobre 2023, soit plus d’un an avant son incarcération en novembre 2024. « La première personne à en avoir parlé, c’est Hafid Derradji sur la chaîne Algérie 3. Ensuite, les youtubeurs et d’autres chaînes ont suivi », affirme-t-il. Il rappelle que Derradji avait évoqué des « transferts financiers suspects » et des « dépenses injustifiées » au sein de la FAF, des accusations reprises en boucle par de nombreux médias et influenceurs.
Nolan dénonce une « propagande » savamment orchestrée : « Des centaines de pages Facebook, TikTok et Instagram répètent la même chose : Zetchi, sa famille, des transferts suspects, des sommes en milliards. Mais où sont les preuves ? » Il souligne que la fédération algérienne de football n’a jamais reçu d’argent de manière suspecte et que les contrats, notamment celui avec Adidas, sont des contrats de sponsoring classiques. « Le contrat Adidas, c’est 8 millions de dollars sur quatre ans, avec des équipements stockés et inventoriés. La FAF est une association régie par la loi sur les associations, pas par le code des marchés publics », explique-t-il.
Le silence des médias et l’injustice dénoncée
Nolan s’indigne du silence actuel des médias qui avaient relayé les accusations. « Aujourd’hui, les chaînes ne parlent plus. Pourquoi ? Parce que les preuves n’existent pas. Les documents, les plaidoiries de la défense ont fait disparaître toutes ces accusations. » Il critique également le traitement réservé à d’autres personnalités, comme l’ancien président de la FAF Mohamed Raouraoua ou l’actuel président Walid Sadi, qui selon lui ne font l’objet d’aucune poursuite malgré des dossiers de corruption présumée. « On a l’impression que la justice est à deux vitesses », dit-il.
Nolan insiste sur le fait qu’il ne défend pas Zetchi personnellement « je ne l’ai jamais rencontré » mais qu’il défend un principe : « Quand on s’attaque à des compétences propres sous prétexte qu’elles veulent travailler librement, les défendre, c’est défendre l’avenir du pays. » Il appelle à ne pas céder à la peur et à la propagande : « Le silence collectif est plus dangereux que l’injustice elle-même. »