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Une fête internationale de cyclisme ou un one-man-show médiatique ?

by kimi-redaction

Paroles, paroles, paroles…

Paroles, paroles, paroles… On est vraiment forts. Ou du moins, c’est l’image qu’on veut donner : celle d’un pays qui maîtrise l’art de parler pour ne rien dire.

Le Grand Prix de la Ville d’Alger, présenté comme une fête internationale de cyclisme, était censé couronner un travail déjà établi, réfléchi, un développement de la discipline déjà abouti. Pas une fête destinée à dépenser 5 milliards de centimes.

Cet événement est organisé par la Ligue Algéroise de Cyclisme, sous l’autorité de la Direction de la Jeunesse et des Sports de la wilaya d’Alger, et parrainé par le wali d’Alger. Soit. Mais alors, première question : que vient faire Kheireddine Barbari sur tous les plateaux pour la « promotion » de cet événement ? Quel est le rapport ? Quel rôle ? Quelle légitimité ?

Ensuite, on a vu l’intervention de la cheffe de service de la DJS d’Alger sur un plateau, parler d’élever le niveau de nos cyclistes en leur donnant l’occasion de se frotter aux cyclistes européens. En tant que cheffe de service, le but n’est pas de sortir la carte de l’international pour justifier une dépense. Le but, c’est d’abord de développer la discipline au niveau de la wilaya. Ensuite, de justifier l’argent dépensé par rapport aux objectifs tracés. Pas d’utiliser l’événement pour faire travailler le traiteur et autres. Pas de faire de la figuration médiatique sur le dos du cyclisme algérien.

Le cyclisme algérien n’a pas besoin de paroles. Il a besoin de routes, de moyens, de formation, de suivi, de compétitions régulières, d’un vrai projet. Pas d’un one-man-show qui coûte des milliards et qui laisse la discipline au point mort.

Alors, arrêtons les paroles, paroles, paroles… et parlons résultats, transparence et développement.