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FAF : Le silence comme stratégie, la communication dans l’ombre et une commission à la dérive

by admin

Une gestion opaque qui interroge

La Fédération algérienne de football (FAF) cultive un art dans lequel elle excelle : l’art du silence. Dans un monde où la transparence est devenue une exigence, elle persiste dans une communication minimaliste, voire inexistante, préférant les coulisses aux projecteurs. Chaque décision majeure est précédée d’une opération de sondage minutieuse, menée discrètement par des relais influents basés au Qatar, en France et ailleurs.

Cette méthode, qui consiste à tester l’opinion publique et les réactions des proches du pouvoir avant toute annonce officielle, est devenue la marque de fabrique d’une gouvernance qui fuit la lumière. Mais aujourd’hui, ce fonctionnement atteint ses limites.


Le feuilleton du sélectionneur : une commission hors du temps

Le dossier brûlant du moment est sans conteste le choix du futur sélectionneur de l’équipe nationale. Une décision cruciale pour l’avenir du football algérien, qui aurait dû être prise avec rigueur, vision et compétence.

Hélas, la commission chargée de cette mission semble vivre dans une autre époque. Ses membres, déconnectés des réalités du football moderne, naviguent à vue, sans cap ni boussole. Les rumeurs succèdent aux démentis, les noms circulent puis disparaissent, et l’incertitude s’installe durablement.

Pire encore, la Direction Technique Nationale (DTN), censée être le pilier technique de cette réflexion, brille par son absence. Elle n’assume pas ses responsabilités, se retranchant derrière un silence complice alors que le football algérien a plus que jamais besoin de vision et de leadership.


Une ratatouille sportive

Le résultat de cette cacophonie est prévisible : une véritable ratatouille sportive où les intérêts personnels, les pressions extérieures et l’amateurisme se mêlent dans une confusion totale. Les supporters, eux, paient le prix fort. Ils attendent des signaux clairs, des décisions fortes, mais ne récoltent que des atermoiements et des promesses non tenues.

Pendant que d’autres nations avancent, structurent leurs équipes et préparent l’avenir, l’Algérie semble piétiner, victime d’une gestion où le flou artistique est érigé en méthode de gouvernance.


Un constat amer

La FAF, par sa non-communication et sa gestion dans l’ombre, alimente un climat de méfiance qui fragilise l’ensemble de l’édifice footballistique. Le choix du sélectionneur n’est qu’un exemple parmi d’autres d’un mal plus profond : l’absence de vision, l’opacité des décisions et l’impuissance des structures censées encadrer le football national.

Les ballons de sonde lancés depuis Doha, Paris ou ailleurs ne doivent pas masquer l’essentiel : le football algérien mérite mieux que cette gestion approximative. Il mérite des hommes compétents, des décisions transparentes et une véritable stratégie de développement.

En attendant, les supporters attendent. Et la commission, elle, continue de tourner en rond.