Accueil » Sport algérien : quand une « mission » internationale vire à la mascarade.

Sport algérien : quand une « mission » internationale vire à la mascarade.

by admin

Certaines affaires, par leur accumulation d’absurdités, finissent par résumer à elles seules la dérive d’un système tout entier. La récente participation de nos équipes nationales au Vietnam en est l’illustration parfaite. Ce qui devait être une fière représentation du sport algérien s’est transformé en une gigantesque supercherie.

Une colonie de vacances aux frais du contribuable

Emportés par l’enthousiasme médiatique, nos jeunes athlètes ont pris l’avion pour une compétition officielle. Sur place, douche froide : l’événement n’était qu’un simple anniversaire d’une instance non reconnue, une célébration folklorique sans aucun cachet sportif. Nos athlètes, transformés en touristes, ont découvert les paysages vietnamiens au lieu de fouler des terrains de compétition. Une colonie de vacances.

Une fédération irresponsable et un président « Faugeton »

La Fédération porte une responsabilité écrasante. Son président, que l’on qualifiera de « Faugeton », a validé cette mission sans la moindre vérification. Avec la nonchalance de celui qui sait qu’il ne rendra jamais de comptes, il a conduit ses athlètes droit dans le mur.

Des cadres complices et un secrétaire général hors du temps

Le dossier a franchi les étages du ministère. Les cadres, gardiens théoriques de la rigueur budgétaire, ont apposé leur visa. Le secrétaire général, lui, s’est mêlé de technique, démontrant un amateurisme confondant. Ils ne sont pas de simples exécutants, mais les complices actifs d’un système où l’argent public se dilapide sans scrupule.

Un ministère dans les nuages

Le ministère des Sports, censé contrôler et donner le cap, semble flotter dans les nuages. Son silence assourdissant est un aveu d’impuissance ou de complicité. Il cautionne une dérive qui n’est pas un accident, mais le symptôme d’une maladie chronique : l’absence totale de pilotage et de contrôle.

320 millions pour une farce, et les lanceurs d’alerte réduits au silence

Facture : 320 millions de centimes pour un événement qui n’était qu’une farce. Face aux dénonciations légitimes, le dossier est classé « aux oubliettes ». Pression sur ceux qui osent parler. L’affaire est étouffée.

Conclusion

Cette affaire n’est pas un simple dérapage. C’est le concentré parfait de la gestion du sport algérien : une fédération irresponsable, une administration complice, un ministère absent, et une opacité généralisée. Les 320 millions ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Le vrai drame est la crédibilité du sport national, piétinée, et l’avenir de nos jeunes athlètes, sacrifié sur l’autel des combines et de l’impunité. Tant que ces ingrédients resteront au menu, chaque « mission » internationale sera une nouvelle loterie.