Walid Sadi, le président de la Fédération algérienne de football, a prolongé le contrat du sélectionneur Petkovic juste avant le début de la Coupe du monde. Une décision surprenante.
Aujourd’hui, il souhaiterait s’en séparer. Mais officiellement, pas un mot. Silence radio.
Pour tenter d’apaiser la colère des supporters, des personnes proches du système sportif – dont certains journalistes – sont mises en avant pour justifier cette situation. C’est le cas d’Asma Halimi, journaliste au journal Compétition. Ancienne responsable de communication au ministère des Sports et proche des cercles du pouvoir, elle a affirmé, depuis l’avion de la délégation, que le contrat de Petkovic était bel et bien rompu. Elle a même ajouté que son ami Antar Yahia était prêt à prendre la relève.
Mais ses déclarations peinent à convaincre. Beaucoup la jugent peu crédible : elle a été mêlée à plusieurs affaires controversées, comme le sabotage du projet de billetterie numérique « Tadkirati » ou encore des conflits internes à la Fédération. Aux yeux de nombreux observateurs, elle défend avant tout un système qu’elle a servi pendant des années.
Résultat : les supporters algériens ne sont pas dupes. Ils voient dans cette affaire un mélange de conflits d’intérêts, de manque de transparence et de manipulations médiatiques.
En une phrase :
Un président indécis, un sélectionneur sur un siège éjectable, et des proches de la FAF et du ministère chargés de défendre l’indéfendable auprès d’un public qui n’est pas dupe.