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Non, Petkovic ne doit pas être limogé

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Par: Lamine El Djazaïri

Après le désastre des deux coupes d’Afrique et du Monde de football,
il est hors de question que l’entraineur « guignol » de l’équipe
nationale algérienne, Petkovic, soit, d’un revers de la main, licencié
sans rendre de compte tout en empochant un pactole qu’il n’a jamais
mérité. Ce serait tout d’abord la preuve que les autorités veulent tirer
un maximum d’expérience d’un tel fiasco mais également pour
remonter la chaine des responsabilités.


Petkovic doit rendre des comptes sur sa gestion calamiteuse de
l’équipe nationale, il doit faire l’objet d’une enquête approfondie sur
ses décisions sportives à tous les moments décisifs de l’équipe
nationale. Il doit s’expliquer sur son comportement ignominieux à la
fin du match Algérie-Suisse. Ce chômeur de longue durée sauvé par
l’incompétence de certains dirigeants algériens ne peut s’en tirer par
une forme de pirouette comme s’il était le seul responsable dont on
voudrait évacuer l’amer souvenir.


Non, il est hors de question d’acter son licenciement tout en le
gratifiant d’une somme folle qu’il n’a jamais méritée. Une enquête
doit situer ses responsabilités sur tout son parcours. Il doit être blâmé
et pénalisé pour n’avoir jamais et à aucun moment respecté son
premier contrat. Il doit faire un bilan précis et exhaustif de son
expérience à la tête de la sélection nationale algérienne.
Ce sélectionneur doit faire face au public algérien, il doit s’expliquer
sur absolument tout. Il devrait être dans l’obligation de répondre à une
commission d’enquête sportive constituée d’un panel d’experts. Il doit
expliquer sa façon de travailler, ses choix, les tactiques » mises en
place. Tout comme tous les membres de la délégation algérienne à la
Coupe du Monde devraient répondre du déroulé de leur séjour.

L’employeur du sélectionneur algérien, celui qui paie son salaire a
tous les droits de le convoquer et s’il ne répond pas à sa convocation,
car il aura peur de faire face à la furie du public algérien, son
licenciement sera acté sans dépenser le moindre sou. Par la suite, une
plainte devrait être déposée devant les instances internationales pour
violation de contrat et démontrer qu’il a commis des fautes graves et
lourdes durant son contrat de travail. C’est lui qui devrait rembourser
l’Algérie.


Il n’est pas question qu’un mercenaire pareil qui n’a pas respecté son
contrat de travail puisse s’en tirer comme il l’a fait avec son dernier
employeur, le prestigieux club français des girondins de Bordeaux
qu’il a détruit puis les a traduit devant les instances de la FIFA pour
empocher une somme rondelette.


Le président de la République est le premier responsable
Le gouvernement algérien a le devoir d’intervenir pour expliquer sa
démarche liée à la gestion du sport algérien dans un état comateux. Il
doit nous expliquer pourquoi il a maintenu sa confiance en un ministre
incompétent et destructeur du sport algérien qui est aujourd’hui dans
un état comateux. Les responsables algériens qui ont maintenu leur
confiance en l’incompétent ministre des sports doublé de la casquette
de premier responsable du football algérien doivent répondre au
peuple algérien de leur incroyable amateurisme dans la gestion de ce
secteur très sensible en Algérie.


Les clans mafieux qui ont mis en coupes réglés le sport algérien
devraient être traduits en justice. Cela va de Sadi à Raouraoua à Berraf
et à Hafid Derradji, le boss officieux de la FAF et à tous leurs
complices parasites dans les fédérations, les média et dans tous les
rouages du business du sport, eux qui ont saboté le travail de
l’immense entraîneur Djamel Belmadi sans que l’état algérien
n’intervienne pour le protéger. Tout le monde le sait, l’état a lâché Belmadi et a permis de détruire tout le travail qu’il avait accompli.

De cela, l’état algérien doit s’expliquer !
Par ailleurs, une décision absolument indispensable devrait être prise
pour couper court à l’essentiel des malversations qui pourrissent le
sport algérien et portent un coût lourd à l’économie du pays, tous les
contrats sportifs devraient être obligatoirement libellés en dinars
algériens pour entre autres garantir la traçabilité des mouvements
financiers et limiter le cercle des intervenants.


Ce fiasco ne peut rester sans conséquences, tout doit être mis à plat et
le grand nettoyage commencer sans état d’âme. C’est la seule garantie
d’une relance sportive à peu près saine en nettoyant « les écuries
d’Augias » dans toutes les fédérations sportives ainsi qu’au sein des
instances liées de près ou de loin à la pratique sportive.


« Last but not least », politiquement et moralement le responsable
direct et indirect du fiasco du sport en Algérie est le premier magistrat
du pays, le président Abdelmadjid Tebboune, qui, malgré la sonnette
d’alarme tirée par tous les experts sérieux et malgré les dizaines de
rapports dont il a pris connaissance, concernant la catastrophe sportive
en Algérie, a maintenu, soutenu et confirmé le ministre incompétent et
véreux, Walid Sadi, dans ses fonctions contre vents et marées.


Il est le premier responsable de l’échec monumental de la gestion du
sport en Algérie. Il est aujourd’hui dans l’obligation, en tant que
premier responsable du pays, de présenter ses excuses au peuple
algérien. Ce qui serait le moindre mal pour se faire pardonner de la
légèreté avec laquelle il a joué avec l’avenir des enfants de l’Algérie
en faisant la sourde oreille, lui qui sait que le sport est devenu un
élément du soft power en géopolitique. Que monsieur le Président de
la République nous dise clairement qu’il a été trompé par ses
conseillers, dans le cas contraire les suppositions les plus terribles ne
pourraient être tues…