Accueil » La FAF et les autorités : quand le copinage mène à l’élimination

La FAF et les autorités : quand le copinage mène à l’élimination

by admin

À mettre de côté l’arbitrage contestable et l’instance continentale, dont la gestion ne brille guère par sa rigueur, le constat est sans appel : l’Algérie a perdu contre le Nigeria et a été éliminée de la compétition. Et ce résultat, en réalité, résume toute la vision (ou l’absence de vision) de la Fédération algérienne de football et des autorités algériennes.

Ces dernières ont fait le choix déroutant de placer à la tête de la Fédération un ministre des Sports, cumulant ainsi les fonctions et les conflits d’intérêts. Le résultat est là : une incapacité patente à trouver des solutions, que ce soit au niveau de la Fédération ou dans les relations avec les instances continentales. Cette défaite sur le terrain n’est que la partie émergée de l’iceberg. Elle démontre cruellement tout ce que nous dénonçons depuis des années : l’absence criante d’une politique sportive claire, le manque de vision à long terme, et l’inexistence d’un véritable système de production allant du sport-citoyen à l’athlète de haut niveau.

Aujourd’hui, il faut avoir le courage de l’avouer : nous avons encore une fois perdu. Mais nous n’avons pas seulement perdu un match. Nous avons perdu dans nos décisions opaques, dans nos projets inaboutis, dans notre politique erratique et dans notre gestion défaillante à tous les niveaux, y compris financier. Un système qui a réussi le tour de force de promouvoir l’incompétence et le copinage comme seuls critères de « mérite » ne pouvait aboutir qu’à cela.

Cette élimination est un symbole. Le symbole d’un pays qui, malgré un réservoir immense de talents et une passion populaire indéfectible, s’enlise dans la médiocrité gestionnaire et les calculs politiciens. Tant que la priorité ne sera pas la construction méticuleuse, transparente et professionnelle d’un écosystème sportif, les désillusions ne seront pas des accidents, mais une fatalité.

Le vrai match, celui de la refonte totale et courageuse de notre modèle sportif, reste à jouer. Et pour l’instant, nous sommes très loin du compte.