Sacre mondial pour Younes Ayachi : derrière la gloire, la meute des charognards est déjà là. La médaille d’or de Younes Ayachi, champion du monde junior, est un résultat exceptionnel. Une performance hors norme, d’autant plus remarquable qu’elle intervient dans une spécialité pratiquement inconnue en Algérie.
Cette victoire me fait irrésistiblement penser au témoignage que mon ami Ammar Bouras m’avait livré à l’époque où il était rentré en Algérie après la médaille d’or de son athlète Hassiba Boulmerka. Accompagné du président de la fédération de l’époque, Saïd Lounas (un cadre émérite), ce dernier, en foulant le sol algérien, lui avait dit :
« C’est un très bon résultat, mais attends-toi maintenant à affronter tous les problèmes du monde. »
Pour comprendre pleinement la période qui suit une telle consécration, il faudrait entendre Ammar Bouras raconter les détails de cette époque.
Aujourd’hui, j’ai l’impression de revoir le même film. La victoire de Younes Ayachi est en train de mettre en lumière des réactions qui définissent tristement le côté sombre de notre secteur sportif.
On assiste à l’apparition de critiques acerbes, en particulier à l’encontre du staff technique et surtout d’Amine Hafed, pourtant cadre reconnu du sport spécialisé et fils d’un formateur qui a enseigné à presque toute une génération à l’ISTS. À cela s’ajoutent des jalousies vis-à-vis de son entourage, et des charlatans qui cherchent à s’attribuer un mérite qu’ils n’ont pas.
Je pense notamment à celui qui écrit sur certaines pages sous le nom de Samih Amaouche, tentant de faire croire qu’il est à l’origine du retour de Younes en Algérie. Franchement, on aura tout vu. Ce même individu, dont nous avions déjà dévoilé les agissements dans l’affaire de chantage exercé contre la Fédération d’haltérophilie, lors du départ de Wissal Yekhlef vers le Qatar (avec preuves et témoignages à l’appui). Ce même personnage avait négocié la somme de 500 000 DA en sus, sans aucune qualité ni mandat.
Nous vivons dans un monde où le secteur sportif a été envahi par des intrus depuis des décennies. On se souvient de Brahmia à l’époque de Morseli, ou encore de Brahmia au temps du champion olympique Taoufik Makhloufi (sans succès, heureusement).
À notre champion Younes Ayachi, nous souhaitons bon vent et énormément de réussite. Un seul conseil : éloigne-toi de tous ces charognards pour ne pas risquer de dévier de ta trajectoire.