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Younes Ayachi, champion contre son propre système : l’alarme d’une naturalisation évitée.

by admin

Younes Ayachi est champion du monde junior du saut en hauteur. À 18 ans, l’athlète algérien a franchi 2,21 m à Eugene, aux États-Unis, pour décrocher le titre mondial U20. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’a salué comme un héros national : « Tu as honoré l’Algérie, Younes, et hissé son drapeau bien haut » .

Mais derrière ce triomphe se cache une histoire bien plus sombre, que les réseaux Fezouine Allsports et toute l’equipe Elqabila ont été les premiers à révéler : celle d’un champion que son propre système sportif a failli perdre, vendu à l’étranger par les dirigeants censés le protéger.

Un scandale de naturalisation déjoué
Selon les informations relayées par ces médias, les ex-responsables de l’athlétisme algérien (Yacine Louail, ancien président de la Fédération, et son ami Abderrahmane Hammad, président du Comité olympique algérien) auraient secrètement négocié la naturalisation de Younes Ayachi avec le Qatar.

Le dossier, minutieusement documenté par Fezouine et l’équipe d’Elqabila, a provoqué un électrochoc au sein du ministère des Sports. Une fois la supercherie rendue publique, l’État a pris le relais : prise en charge totale, moyens financiers et techniques, suivi personnalisé. C’est grâce à cette intervention que Younes Ayachi a pu rester Algérien et conquérir ce titre mondial .

Un titre gagné contre son propre système
Ce sacre à Eugene est donc aussi une victoire contre le système. L’athlète de 18 ans, sociétaire du RB Souk El-Tenine, s’est imposé avec 2,21 m, devançant l’Indien Basant et le Britannique Otis Poole.

Mais sa performance prend une dimension politique : il a gagné malgré des dirigeants voyous qui ont tenté de le brader, contre un système sportif qui a failli le perdre.

L’alarme sur les naturalisations vers les pays du Golfe
Ce n’est pas un cas isolé. L’affaire Ayachi a mis en lumière un phénomène bien plus large : la fuite des talents sportifs algériens vers les pays du Golfe. Des dizaines d’athlètes auraient été naturalisés ces dernières années, avec la complicité de responsables au sein des instances nationales. Le Qatar, les Émirats, l’Arabie saoudite… autant de destinations où les offres financières sont colossales et les formalités facilitées par des intermédiaires locaux.

La mainmise du COA : une arnaque qui dure
Cette affaire révèle aussi les dérives structurelles du sport algérien. Le duo Louail-Hammad n’est pas un accident : il incarne un système de monopole du Comité olympique sur le sport national, financé par des ONG et consolidé par la manipulation de la loi 13/05.

Cette loi, dénoncée par Fezouine et Elqabila comme une « grande arnaque », a été négociée à l’époque du ministre Mohamed Tahmi avec son ami, Mustapha Berraf, alors président du COA. Objectif : rendre le COA plus puissant que le ministère lui-même. Résultat : un ministère des Sports vidé de ses compétences, affaibli, soumis à une politique d’exclusion de toute expertise.

Conclusion : l’État doit reprendre la main
La victoire de Younes Ayachi est un miracle. Mais il ne doit pas cacher l’urgence d’une réforme : l’État, via son ministère, doit reprendre la main sur le sport en Algérie.

Les voyous à la tête des instances ont prouvé sur le terrain leur incapacité à protéger nos champions. Les départs vers l’étranger ne sont que la conséquence d’un système qui a failli. Il est plus que temps de mettre fin au monopole du COA, de rétablir l’autorité du ministère, et de faire du sport algérien un espace de compétence, de transparence et de fierté nationale.

Younes Ayachi a sauvé l’honneur. À l’État de sauver le sport.