
La FAF cherche déjà le successeur de Petkovic. Sauf que le vrai problème, ce n’est pas le nom sur la porte. C’est la chaise.
Madjid Bougherra, l’icône, le guerrier. Mais son passage à l’ES Mostaganem n’a pas fait trembler la planète football. Est-il prêt ? Nabil Baha, l’homme du Maroc 2004, celui qui connaît le foot algérien par cœur. Mais entraîner la sélection, ce n’est pas commenter sur YouTube. Après l’épisode Petkovic, la FAF voudra peut-être un technicien du cru. Sauf que nos techniciens du cru gèrent plutôt leur écartement du système que le football algérien. Certains y croient encore pour Belmadi. Sauf que Belmadi a vu l’intérieur de la machine. Et il dira non merci.
Dans les couloirs des stades, dans les cafés où se prennent les vraies décisions, tout le monde le sait : le problème, ce n’est pas le sélectionneur. C’est le système. Une FAF plus occupée à gérer des querelles de personnes qu’à construire un projet. Des clubs qui vivent avec l’argent public sans rendre de comptes. Des joueurs binationaux qui hésitent à choisir l’Algérie parce qu’ils savent que leur coach sera viré avant la fin de son contrat. Petkovic, Bougherra, Baha, Belmadi ou le Père Noël, peu importe. Tant que la maison est pourrie, les locataires finissent tous par tomber malades.
Alors, qui sera le prochain ? Peu importe. Tant qu’on acceptera que notre fédération joue au poker menteur avec l’avenir de la sélection, le prochain sera viré aussi. Et entre-temps, on aura gâché une Coupe du Monde. On aura démotivé une génération dorée. On aura perdu un temps qu’on ne récupérera jamais. Et au bureau fédéral, on se marre.
El Qabila: Parce que la vérité, ça fait pas toujours plaisir. Mais ça libère.