La Coupe du monde devait être la fête du sport, de la fraternité, des peuples qui s’embrassent sans regarder les passeports. Sauf qu’aux États-Unis, on a décidé que « America First »
s’applique aussi aux arbitres somaliens refoulés à l’aéroport, aux joueurs irakiens interrogés 7h sur une chaise en plastique, et aux Ouzbeks contrôlés par des chiens renifleurs. Bienvenue au Mondial « open bar »… sous conditions.
Pendant ce temps, la FIFA, si braillarde au Qatar pour des histoires de brassards arc-en-ciel, est muette comme une carpe. La CAF, elle, a perdu son téléphone. Et les politiques européens, qui hurlaient à l’injustice il y a quatre ans, regardent ailleurs. Bref, Trump met tout le monde hors-jeu. Et les instances ? Elles regardent le ballon passer. En souriant. Ou en comptant les milliards.