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Du chaos juridique à l’effondrement du système sportif

by admin

Une chose est à retenir dans la gestion du secteur des sports en Algérie : le non-respect des lois de la République.

C’est pourtant le même slogan scandé durant le Hirak, quand des millions d’Algériens sont sortis dans toutes les grandes villes pour réclamer un État de droit. Ils espéraient voir notre pays entrer dans la compétition mondiale de la science et du savoir, mettre en avant nos meilleurs cadres, nos meilleurs savants, les meilleurs d’entre nous, pour mener notre nation au sommet de la scène internationale.

Depuis, l’Algérie a plus ou moins avancé dans quelques secteurs. Mais dans le domaine des sports, après la séparation du secteur en deux entités (Jeunesse et Sports) on a vu s’installer un véritable désert autour de ce secteur. Écartement des cadres, règlements de comptes, et surtout : non-respect des lois de la République.

On a commencé par installer des ministres sans bagage intellectuel, sans expérience, complètement déconnectés des réalités du terrain. Résultat ? Un secteur sclérosé, qui n’a pas progressé, en manque d’idées et de maîtrise. Aucune loi proposée pour s’adapter aux exigences du moment. Une gestion aléatoire, sans vision. Le mot « stratégie » revient sans cesse, mais il a perdu tout son sens.

Le dernier ministre en poste n’est pas le premier à enfreindre les lois de la République. D’abord par le cumul entre son poste de ministre et celui de président de la Fédération algérienne de football. Ensuite, en tentant de mettre les statuts de la FAF en conformité avec ceux de la FIFA, en contradiction flagrante avec les lois de la République.

La responsabilité incombe aux hautes autorités du pays. Elles seules sont responsables, devant Dieu et devant la jeunesse algérienne.

Reste à se demander : quel message veut-on faire passer à la jeunesse algérienne ( le véritable capital d’une nation ) si ce n’est exactement celui transmis par l’ex-ministre Khaldi ? « Li maâdjebouche el hal… »