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Infantino en Algérie : Berraf écarté par la présidence

by admin

Dans le secteur des sports en Algérie, on assiste à une véritable accélération du mensonge. L’un des noms les plus emblématiques de cette décadence, Mustapha Berraf, incarne à lui seul ce glissement vers une communication où la vérité n’a plus aucune prise.

En l’espace d’une même semaine, Berraf raconte une chose et son contraire. Il sort des chiffres imaginaires, invente des bilans, réinvente des réalités qui n’existent que dans son discours. Le tout est servi à une assemblée de journalistes réunis en conférence de presse. Et là, aucun ne relève l’incohérence criante des chiffres ou des informations. Aucune question dérangeante. Aucune contradiction. Les journalistes sont là pour avaler – dans les deux sens du terme – tout ce qu’on leur sert. Avaler sans mâcher, sans reculer, sans sourciller. Une complicité silencieuse et humiliante pour la profession, et une insulte à l’intelligence des Algériens.

Prenons un exemple récent : les déclarations de Mustapha Berraf concernant la venue de Gianni Infantino, le président de la FIFA, en Algérie. Berraf a tout fait pour se mettre en avant, s’ériger en intermédiaire incontournable entre la FIFA et la présidence algérienne. Il a joué les faiseurs de rois, les courroies de transmission indispensables. Mais sur le terrain, la réponse a été très discrète, et minutieusement gérée.

Comme le voulait la logique des choses, Infantino a été reçu par le président de la République, en présence de Walid Sadi, ministre des Sports. Berraf a donc été intelligemment écarté, sans bruit, sans drame, sans agitation médiatique. Une mise à l’écart propre, presque élégante, mais qui en dit long sur la manière dont les hautes sphères de l’État le perçoivent désormais.

Reste une question fondamentale, que beaucoup commencent à se poser ouvertement : la présidence algérienne s’est-elle enfin rendu compte que ce mythomane de Berraf est dangereux ? Dangereux pour le secteur de la jeunesse et du sport algérien, qu’il continue d’affaiblir par ses contradictions et son absence de rigueur. Mais plus grave encore : Berraf constitue-t-il un cheval de Troie dans le domaine géopolitique, un relais inconscient ou non pour des courants pas forcément amis de l’Algérie ?

Le sport algérien ne pourra se relever tant que de telles figures continueront à naviguer entre mensonge d’État, complicité médiatique et incompétence chronique. L’heure n’est plus aux illusions. L’heure est à la lucidité.