Si l’on devait résumer le slogan officieux du ministère des Sports, deux formules rivaliseraient : « La culture du rien comme nouvel horizon sportif » ou bien » Quand le ministère des Sports promeut la culture du rien ». Car, dans les faits, rien ne se règle dans ce ministère. Aucun dossier traité (ou presque) n’a connu la moindre issue favorable.
Le secrétaire général, figure centrale de cette administration à la dérive, reçoit presque tout le monde. Avec le sourire. À l’écoute. Des kilos de documents, des dizaines de rendez-vous, des coups de téléphone. Beaucoup de bruit, beaucoup d’agitation. Puis plus rien. Nada. Wallou. Makache.
La plupart des dossiers sont en suspens. Les lois sont transgressées chaque jour, sans qu’une once de réaction vienne troubler l’ordre apparent. Le Comité olympique, pendant ce temps, a mis la main sur les fédérations, verrouillant le système sans que le ministère ne bronche. La politique du vide prend définitivement le dessus.
Ce constat accablant démontre une incapacité à gérer un secteur pourtant sensible, le sport, miroir de la nation, levier de cohésion et de santé publique. Il explique aussi pourquoi les décisions prises en haut lieu, y compris les idées et les projets du président de la République lui-même pour promouvoir le sport universitaire et scolaire, n’ont pu aboutir. En échange de ses ambitions, on lui a vendu du vent et des mensonges. Quelques images, quelques petites séquences soigneusement calibrées pour leurrer son monde pendant le journal de 20 heures.
Alors, à quand le nettoyage de ce secteur ? À quand une vraie politique sportive ? À quand des responsables compétents et visionnaires ?
À quand, à quand, à quand ?