« Disponibilité symbolique, absence structurelle »
Si l’on devait définir le ministère des Sports en une seule citation, ce serait celle-ci : disponibilité symbolique, absence structurelle. Une formule qui résume à elle seule des années d’un fonctionnement où l’apparence prime sur le fond, où l’écoute aimable remplace l’action, et où la courtoisie devient l’alibi de l’impuissance.
Car il faut le reconnaître : les gens sont reçus. Parfois même avec une certaine chaleur humaine, une politesse désarmante. Il ne manquerait plus que le thé et les gâteaux pour que l’illusion d’un dialogue soit parfaite. On écoute, on hoche la tête, on compatit. Des promesses sont proférées avec solennité. Des numéros de téléphone sont donnés, comme des sésames censés ouvrir toutes les portes. Et puis, après cela : plus rien. Nada. Le black-out complet.
Les dossiers, pourtant, s’accumulent. Les litiges des sportifs, des clubs, des ligues, des fédérations, tous dorment dans des tiroirs virtuels ou réels, sans qu’aucune impulsion ne vienne les dénouer. Des problèmes qui, dans un ministère fonctionnel, devraient être réglés en deux minutes, restent bloqués des mois, parfois des années. L’absurde est devenu la norme.
Sous la houlette de Walid Sadi, les responsables actuels ont fait de ce ministère un secteur complètement sclérosé. Sans structure, sans politique claire, sans cap. On avance à l’aveugle, au jour le jour, dans une improvisation permanente qui n’a rien à envier à l’amateurisme le plus grossier.
Pendant ce temps, nos élites sportives (athlètes de haut niveau, entraîneurs, cadres techniques) souffrent. Leur encadrement, livré à lui-même, tente de suppléer les carences de l’État. Les calendriers s’enchaînent, les compétitions internationales se rapprochent, les besoins crient, et le ministère répond par une disponibilité de façade et une absence d’action qui confine au sabotage silencieux.
Le temps passe. Les carrières, elles, ne se prolongent pas indéfiniment. Un athlète, c’est une fenêtre de quelques années. Un ministère qui n’agit pas quand il le faut, c’est des médailles perdues, des parcours brisés, des espoirs anéantis.
Alors oui, on serre des mains. On offre des fauteuils confortables. On promet un rappel. Mais dans les faits, rien ne bouge. Le sport Algérien mérite mieux que cette comédie administrative. Il mérite des actes, pas des sourires. Des décisions, pas des biscuits. Du concret, pas du thé.
Mais pour cela, il faudrait cesser de confondre le ministère des Sports avec un salon de thé où l’on cause sans jamais conclure. nos champions et leur ministere: si tu as besoin de rien, nous sommes la.