Mustapha Berraf, Président de l’ACNOA, tient une conférence de presse le 27 février à Alger. Jusque-là, une banalalité pour un responsable sportif africain de premier plan. Sauf que le programme interpelle, et pas qu’un peu.
Au menu des échanges : les problèmes et sujets algériens (ceux-là mêmes qui relèvent des fédérations nationales, elles-mêmes placées sous la tutelle du ministère des Sports), la stratégie olympique 2025-2029, le rôle de l’Algérie dans le développement du sport africain et le renforcement de sa position dans la prise de décision internationale.
Autant de thématiques qui, en toute logique institutionnelle, devraient être portées par le ministre des Sports, Walid Sadi, ou à la rigueur par le Comité Olympique Algérien (COA). Alors, questions simples, mais qui fâchent :
Qui a mandaté Mustapha Berraf pour parler au nom et à la place des fédérations algériennes ?
Qui l’a autorisé à fixer le cap de la stratégie olympique nationale ?
Qui lui a donné la charge de définir le rôle de l’Algérie dans le sport africain, comme s’il était le porte-voix officiel de l’État algérien en la matière ?
Quand un responsable d’une instance continentale (l’ACNOA) se mue en stratège pour les affaires nationales d’un seul pays, on est en droit de s’interroger sur le périmètre des rôles. Soit il y a une confusion des genres institutionnelle, soit il se passe autre chose.
Alors, une seule question en forme de conclusion : Mustapha Berraf est-il le prochain ministre des Sports ? Parce que, jusqu’à preuve du contraire, les sujets algériens se traitent à la sauce algérienne, par des instances algériennes, et non sous la coupole d’une conférence organisée par un responsable africain… aussi influent soit-il.