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Le « cheval de Troie » du dossier Madar : qui ralentit le processus au ministère des Sports ?

by admin

À ce jour, aucune réponse n’a été apportée aux interrogations légitimes concernant le dossier de l’équipe cycliste Madar Pro Cycling Team, créant un flou préjudiciable à la transparence sportive.

Questions en suspens :

Adressée au groupe Madar : L’équipe Madar Pro Cycling Team dispose-t-elle d’un agrément officiel lui permettant d’opérer en tant que structure sportive professionnelle ?

Adressée à la Fédération algérienne de cyclisme : Le dossier de sortie déposé auprès du ministère des Sports a-t-il été établi au nom de l’Équipe Nationale d’Algérie ou au nom de l’équipe privée Madar Pro Cycling Team ? Cette distinction est fondamentale.

Adressée au ministère des Sports : Le ministère a-t-il autorisé l’équipe Madar Pro Cycling Team à participer à des compétitions internationales sous cette bannière ?

Le silence est total. La situation est figée. Le groupe Madar reste muet, la Fédération concernée a choisi, sur les réseaux sociaux, de répondre par l’insulte et les accusations infondées plutôt que par des arguments factuels, et le ministère des Sports, quant à lui, déclare ne pas pouvoir localiser les dossiers de sortie en question.

Face à ce black-out, de nouvelles interrogations émergent, concernant cette fois l’Équipe Nationale de Cyclisme elle-même.

Nouvelles préoccupations :

La tenue de l’Équipe Nationale arbore la marque française Allcycles. Existe-t-il une convention de partenariat officialisant ce sponsoring ?

Cet accord a-t-il reçu l’aval du ministère des Sports ? Dans quel objectif et selon quelles modalités a-t-il été conclu ?

Pour ajouter une couche supplémentaire à l’opacité qui semble entourer la gestion du sport algérien, une question plus large s’impose :

Adressée au ministère des Sports : Où sont les dossiers de sortie de l’Équipe Nationale de Football ? Comment les transferts de devises pour les déplacements et transactions de cette fédération sont-ils gérés ? Ces opérations sont-elles effectuées avec l’autorisation de la Banque d’Algérie, comme cela est exigé de toutes les autres fédérations sportives ?

Dans l’attente de réponses qui, visiblement, viendront après la prochaine éclipse solaire, nous nous consolons en travaillant sur d’autres dossiers tout aussi surréalistes. Le sport algérien n’avance pas, il fait du surplace… mais en roue libre, et sans frein. Chapeau les artistes.