Accueil » Soft power vs Zmer power : l’Algérie au miroir de ses contradictions

Soft power vs Zmer power : l’Algérie au miroir de ses contradictions

by admin

L’Algérie vient de réaliser un coup diplomatique exceptionnel. L’accueil du Pape pendant deux jours sur son sol n’est pas un simple événement religieux ou médiatique. C’est la quintessence du soft power : une image d’ouverture, de cohabitation, d’amour et de vivre-ensemble projetée aux yeux du monde entier.

Amis comme ennemis de l’Algérie ont vibré. Peu de pays peuvent se targuer d’une telle portée symbolique. Derrière ce succès, il y a des hommes et des femmes de terrain, des stratèges, des visionnaires. Bravo à eux. Ils ont éveillé la fierté nationale et donné une orientation positive à notre société.
Mais à côté de ce chef-d’œuvre, il y a un scandale silencieux : le sport algérien.
Appelons-le par son nom : le Zmer power. C’est l’exact opposé du soft power. Pas de politique sportive. Pas de vision. La promotion systématique de l’incompétence. Un secteur qui patauge, qui piétine, comme s’il sortait tout juste des limbes.
Comment un même pays, avec les mêmes références, peut-il réussir une prouesse diplomatique mondiale et échouer aussi lamentablement dans le sport ? Pourquoi les artisans du soft power n’ont-ils pas réussi à faire de même pour le sport ?
La réponse est cruelle : le secteur sportif a été confisqué par une bande organisée. Des irresponsables ont écarté les cadres compétents, les véritables techniciens, pour piller les ressources et installer leur médiocrité. Résultat : on n’avance pas. On recule.
L’Algérie a aujourd’hui deux visages. Celui, éclatant, du soft power diplomatique. Et celui, honteux, du zmer power sportif.
Il est temps que les initiateurs du soft power s’emparent aussi du sport. Car la fierté nationale ne se décrète pas qu’à l’international. Elle se construit aussi dans les stades, sur les rings, dans les piscines et sur les pistes.
L’Algérie du soft power mérite mieux que l’Algérie du zmer power.