
L’agression américano-sioniste contre l’Iran depuis le 28 février
2026 déclenche une guerre de grande ampleur qui risque de se
prolonger dans le temps. De conflit localement circonscrit comme
souhaité par la partie américaine, nous sommes passés à une guerre
régionale aux répercussions mondiales non encore évaluées avec
certitude selon l’amplitude des répliques, comme pour tout séisme de
force maximale.
Par Lamine El Djazaïri
La crise qui semblait n’être que politique au dénouement possible sur
le plan diplomatique a basculé dans le champ militaire en raison de
calculs à courte vue de la paire Washington-Tel Aviv. Les plans de
guerre qui auraient dû les débarrasser d’un ennemi fier et insoumis
consistaient en la liquidation d’une grande partie de l’élite dirigeante,
dont le numéro Un, le guide spirituel et politique de l’Iran !
Dès cet instant, nous sommes immédiatement passés à une autre
dimension d’un conflit qui ne connaitra sa fin qu’avec le « sacrifice »
final d’au moins l’un des belligérants. Et c’est là où tout se corse ! Car
les effets seront dévastateurs à l’échelle mondiale et reconstruiront les
équilibres mondiaux de fond en comble. Tous les secteurs de l’activité
humaine subiront des répercussions inimaginables.
Bouleversement géopolitique profond
Sur le plan géopolitique, nous allons assister à la fin d’états artificiels
créés par l’empire britannique, si la guerre se prolonge. Tous les états
qui ont fondé leur pérennité sur la puissance américaine verront leur
existence mise entre parenthèses. La colonie génocidaire en Palestine
vit ses derniers instants, probablement quelques semaines,
exceptionnellement quelques mois. Les appendices des États-Unis du
Golfe arabo-persique et du monde Arabe connaitront des sorts
douloureux. Le Qatar, le Koweït, le Bahreïn, les Émirats Arabes Unis
n’ont plus leur sort entre leurs mains. L’Arabie Saoudite vit des
moments de terreur et ne sait plus trop comment réagir. Quant à la
Jordanie et au Maroc, leur régime est sur la fin et dans tous les cas, les
régimes monarchiques arabes seront irrémédiablement balayés à court
ou moyen terme.
Pour ce qui est des États-Unis, ils sont à la veille de profondes
mutations qui auront un impact direct sur tous les régimes
occidentaux. Pourront-ils échapper à une guerre civile qui les
ravagerait tant les dissensions internes sont profondes et irréparables ?
La défaite étatsunienne quasiment consommée aux abords du Golfe
persique entrainera une profonde transformation d’un pays qui se
pense encore une superpuissance mais deviendra assez vite une
puissance relativement moyenne qui se cherchera une nouvelle vision
politique. L’état fédéral restera-t-il uni ? C’est effectivement un risque
d’implosion à ne pas négliger !
La question vaut réellement d’être posée tant les effets d’une défaite
aussi cuisante touchera au plus profond le bien fondé d’un état dont la
ligne de conduite constante a été durant les 250 ans de son existence à
ne vivre que par la guerre et pour la guerre, quasiment sans
interruption… Sans oublier le prix qu’elle aura forcément à payer, à
un moment ou à un autre, pour s’acquitter de son énorme dette vis-à-
vis des peuples autochtones !
Inflation, récession et dépression
Les effets de la défaite de l’oligarchie « pédocriminelle » occidentale
incarnée par son représentant étatsunien touchera d’abord les outils de
sa puissance, sa monnaie ! Les rééquilibres mondiaux entraineront la
fin du pétrodollar, signe de la puissance oligarchique de l’empire
Rothschild/Rockefeller depuis 1913, date de la création de leur outil
de domination financière, la Réserve Fédérale dont ils en sont les
propriétaires.
De façon concomitante, l’économie mondiale sera profondément
impactée par le séisme de la guerre contre l’Iran. La fermeture du
détroit d’Ormuz par où passe notamment plus de 20% de l’énergie
mondiale fera exploser les prix et impactera de façon directe toute
l’industrie mondiale. La flambée des prix s’accélèrera avec la durée du
conflit ce qui risque d’entrainer des dégâts collatéraux avec des
faillites spectaculaires de petites et moyennes entreprises. La réalité du
marché s’imposera à tous les secteurs, en premier les bourses qui
enregistreront de violentes répercussions. Très peu d’entreprises
cotées à la bourse pourront se relever.
Le monde économique risque de subir une inflation majeure en raison
du ralentissement de la production. La Chine considérée comme
l’usine du monde pourrait subira une forte baisse de la productivité en
raison de la rareté de l’énergie et de la hausse de ses coûts devenus
exorbitants, ce qui nous entrainera inexorablement vers une récession
mondiale. Ces effets peuvent-ils être contenus si la guerre se
prolonge ? Et dans ce cas nous entrerons de « plain-pied » dans une
crise majeure.
Face à une conjoncture économique extrêmement sensible
commencera une crise dont on ne connait pas encore l’ampleur, elle
devrait commencer à se manifester durement entre les mois d’avril et
de mai. Or, cette crise pourrait marquer le début d’une récession
mondiale effrayante et dont personne ne pourrait échapper. La
diminution de l’activité économique sera à l’origine d’une récession
globale en raison de la chute inéluctable du taux de croissance ou à
tout le moins de son maintien à un niveau très faible.
Si le ralentissement de l’activité économique se prolonge sans solution
pour l’enrayer, nous risquons alors d’entrer en dépression, ce qui
serait LA catastrophe majeure. Nous serons alors confrontés à une
terrible contraction de l’économie pendant au moins plusieurs années.
Pour bien comprendre, une dépression conduit à de graves problèmes
économiques comme la multiplication du nombre de faillites et
l’apparition d’un chômage de masse. À la suite du krach financier de
1929 aux États-Unis, l’économie mondiale avait à l’époque subi une
très grave dépression. Plus près de nous, la crise financière mondiale
de 2008 avait fait planer une très forte menace de nouvelle dépression.
L’agonie du sport mondial ?
Le sport qui semble vivre dans une grande insouciance sera
violemment impacté dans les semaines et les mois à venir. Son
financement se tarira au point de dessécher presque toutes ses sources
de revenu. « Le poids financier des pays du Golfe dans le sport
mondial est très élevé et en forte hausse. Aujourd’hui, le Moyen-
Orient, porté surtout par l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats,
représente environ 24% des investissements sportifs mondiaux »
https://www.pwc.com/m1/en/publications/sports-industry-outlook-
2025
Le financement des pays du Golfe du sport mondial a pris une telle
ampleur que la coupe du monde de football avait été attribuée au
Qatar, pays sans équipe et sans tradition sportive réelle. « Le coût total
estimé pour le Qatar a souvent été évalué à environ 220 milliards de
dollars pour l’ensemble des infrastructures liées au Mondial et au
projet national associé. » https://business-cool.com/decryptage/sport-
business/budget-coupe-monde-2022-qatar Cela signifie que l’impact
de la guerre pourrait être désastreux si la guerre s’amplifie et se
prolonge car cela signifierait la fin des projets liés au sport.
Et tout comme le Qatar, d’autres pays riches en ressources pétrolifères
et gazières utilisent leurs ressources financières presque illimitées
pour prendre un poids considérable dans le monde du sport
international et les utilisent comme moyen de pression géopolitique.
« Les fonds souverains du Golfe sont devenus des acteurs majeurs du
financement du sport mondial, au point de peser près de 40% de la
valeur investie par les fonds souverains dans le monde. »
https://www.grantthornton.ae/Media/2024/this-is-why-the-middle-
easts-sovereign-wealth-funds-are-dominating-the-investment-world
Il suffit de voir à quel point la finance des pays du Golfe a pris de
l’espace dans le sport mondial à travers son financement de beaucoup
de manifestations sportives mondiales ou d’achat de clubs devenus
monstrueux financièrement pour se rendre compte que cette guerre
imposée à l’Iran par l’oligarchie pédocriminelle occidentale par le
biais de l’état voyou américain et de son pendant la colonie
génocidaire en Palestine aura immédiatement un effet contraire aux
ambitions des pays du Golfe.
La paralysie de la production énergétique du golfe arabo-persique,
telle qu’elle se profile, fera forcément diminuer leur poids et par
extension marquera l’arrêt de leur financement dans le sport mondial.
En effet, « les pays du Golfe sont devenus des architectes centraux de
l’économie du sport mondial, capables d’influencer les clubs, les
compétitions, les infrastructures et même les modèles économiques du
secteur. » https://www.pwc.com/m1/en/publications/sports-industry-
outlook-2025
Le premier test grandeur nature qui risque de subir de plein fouet les
effets de cette guerre sera la coupe du monde de football 2026. Moins
de trois mois nous séparent de l’ouverture de cette compétition. La
question essentielle qui se pose aujourd’hui est de savoir si elle peut se
tenir. Deux pays en guerre qui s’affrontent dans un duel à mort, l’un
des deux est l’organisateur principal de l’épreuve et l’autre l’un des
participants. Comment concilier cette équation impossible si la guerre
ne s’achève pas avant le mois de juin 2026 ? Peut-on imaginer deux
états en guerre observer une trêve alors que les effets de cette guerre
impactent les relations mondiales, l’économie et toute les activités
humaines annexes ? Et comment imaginer une économie mondiale en
berne et penser que le financement de l’activité sportive y échappe ?
L’argent qui coule à flots depuis quelques années grâce à l’apport
financier majeur des pays du Golfe et des états pétroliers se tarira de
façon certaine. Les effets de la crise économique auront le même
impact pour les grandes entreprises qui financent l’activité sportive.
Que signifie concrètement pour le sport ce recul financier certain ?
Beaucoup moins de ressources pour financer les compétitions, le
retrait du financement des clubs tels que, entre autres, Manchester city
et le Paris Saint-Germain, moins de manne financière pour
récompenser les lauréats ou les participants aux compétitions.
Corruption, dopage et magouilles politico-financières
Les multinationales ne seront pas en reste qui fourniront beaucoup
moins de financement au secteur de la publicité, c’est-à-dire avec un
effet immédiat sur les ressources publicitaires des média lourds. C’est
un cercle vicieux sur le point de se rompre car moins de revenus
publicitaires fragiliseront nécessairement les structures sportives
internationales et auront comme effet de recomposer les équilibres des
instances sportives à l’image des équilibres géopolitiques mondiaux.
Le poids des États-Unis sur le sport mondial qui permettait aisément
de bannir la Russie sous prétexte d’agression contre l’Ukraine pendant
que la colonie génocidaire en Palestine ne subissait aucun contrecoup
est totalement révolu.
La corruption des structures sportives internationales et continentales
entrainera leur recomposition totale. Cette nouvelle donne aiguisera de
nouvelles ambitions, construira de nouvelles alliances, permettra la
médiatisation d’une multitude de scandales, fera émerger une nouvelle
logique de lutte antidopage qui agira comme un séisme sur les sportifs
quasiment jamais inquiétés pour des affaires de dopage qui a
totalement inondé tous les sports au point de se demander s’il existe
aujourd’hui un seul sportif sain au haut niveau
https://frontieresblog.wordpress.com/2017/12/08/dopage-existe-t-il-
un-champion-sain
Le dopage est le moteur du sport aujourd’hui
https://frontieresblog.wordpress.com/2020/12/28/dopage-le-grand-
deballage-a-t-il-commence car grâce à des performances inouïes et
inimaginables, totalement impossibles sans stimulants, le grand capital
investit des sommes faramineuses pour à la fois en prendre le contrôle
en multipliant ses gains tout en dotant les « meilleurs sportifs » de
salaires indécents. Le dopage est donc justifié par les sommes
mirobolantes investies, tout est alors fait pour empêcher le moindre
scandale. Certains champions sont même parfois sacrifiés pour
pouvoir conserver la poule aux œufs d’or et faire comme si rien ne
s’était passé, « The show must go on ! ».
https://frontieresblog.wordpress.com/2019/08/11/dopage-et-
compagnie
L’on comprend bien entendu que l’argent est le nerf de la guerre. Il est
détenu par une poignée d’argentiers comme nous l’apprend Fezzouine
dans son excellente enquête : Les coulisses d’IMG, l’International
Management Group
https://www.youtube.com/watch?v=ICIS5FscRcM Et l’on comprend
surtout que le poids politique américano-sioniste sur le sport n’est pas
uniquement lié au poids militaire des Etats-Unis mais à un montage
extrêmement complexe, presque illisible sur le plan financier. Or,
c’est de cela qu’il s’agit, toute la guerre « mondiale » actuelle est une
question de vie ou de mort pour le sport tel qu’il est géré
actuellement…
L.E.D