La venue prochaine de Gianni Infantino, président de la FIFA, en Algérie pour l’inauguration du centre de formation fédéral de Lalla Setti à Tlemcen n’a, en apparence, rien d’anormal. Elle est même une évidence : la FIFA a été le financier de ce projet. Pourtant, derrière cette apparente normalité se cachent des vérités que beaucoup voudraient oublier, et des comportements qui, eux, ne le sont pas.
Ce centre, pensé, conçu et réalisé à 90 % par l’ancien président de la FAF, Kheireddine Zetchi (aujourd’hui en prison depuis un an et demi sans jugement) a été finalisé par Jahid Zfizef. Voilà pour les faits. De cet événement légitime, certains ont voulu s’emparer pour s’attribuer le projet et organiser la venue du patron du football mondial. Cela n’a rien de normal.
Ce qui l’est encore moins, c’est le silence assourdissant sur une période récente. Revenons à l’époque ou le ministère des Sports, avec à sa tête le ministre Khaldi, le Comité olympique algérien (COA), et une grande partie des médias (notamment El Watan sous la plume de Yazid Ouahib et consorts) clamaient d’une seule voix que la venue d’Infantino en Algérie était indésirable.
Alors, que s’est-il passé depuis ? Pourquoi ce changement d’attitude soudain ? Pourquoi Mustapha Berraf, président de l’ACNOA, fait-il l’impossible pour se positionner comme l’intermédiaire incontournable entre la FIFA et la présidence ? Jusqu’à annoncer, en pleine conférence de presse, que la venue d’Infantino était conditionnée par une audience avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. C’est faux.
Cette visite, destinée à inaugurer un complexe financé par la FIFA, était prévue de longue date, dès la rencontre entre le président actuel de la FAF, Walid Sadi, et Infantino, lors de la Coupe du monde des clubs aux États-Unis. Alors, que vise Mustapha Berraf, lui qui ne représente rien d’officiel dans ce dossier ?
Pour terminer, toutes nos félicitations à l’Algérie pour cet équipement, un véritable acquis pour le secteur des sports et pour la famille footballistique. N’oublions jamais la reconnaissance due à M. Zetchi et son équipe pour l’idée et la conception du projet, ainsi qu’à M. Zfizef pour avoir déblayé le terrain et relancé sa réalisation. Ces hommes et leur travail méritent mieux que des récupérations tardives.