Une certaine effervescence agite actuellement les coulisses de la Confédération Africaine de Football (CAF). Ce qui se tramait dans l’ombre a brutalement fait irruption à la surface à la faveur des événements qui ont marqué la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc : scandales d’arbitrage à répétition et organisation chaotique.
Il apparaît désormais au grand jour que le véritable patron de la CAF n’est pas Patrice Motsepe. Bien loin de l’image d’un président tout-puissant, le Sud-Africain, pourtant soutenu par Gianni Infantino, brille par son absence et semble totalement étranger à la gestion quotidienne de l’instance. La CAF apparaît dès lors comme un simple vassal de la FIFA, gérée en sous-main par son secrétaire général, Véron.
Dans ce jeu de pouvoir, l’intervention de notre ministre des Sports, Walid Sadi, qui a fait ses premiers pas sur la scène continentale, s’est révélée d’une absolue insignifiance. Déjà peu audible sur le plan national, son poids à ce niveau est tout simplement nul. Dépourvu de vision stratégique et ne disposant pas du bagage intellectuel nécessaire pour sortir du lot, l’Algérie semble aujourd’hui condamnée à jouer les seconds, voire les troisièmes rôles.
Pourtant, malgré la gravité des faits et l’âge réglementaire avancé de l’actuel secrétaire général, il y a fort à parier que rien ne bougera à la CAF. Le statu quo risque de perdurer.
La seule donnée intéressante à suivre de près est la position délicate dans laquelle se retrouve désormais notre propre président de la FAF, Walid Sadi. Ce dernier doit gérer un lourd passif : l’échec cuisant de l’équipe Marocaine à la CAN au Maroc et l’annulation humiliante de la Coupe d’Afrique féminine, programmée au Maroc, à seulement un mois et demi de son lancement.
Wait and see.