Cumulards, incompétents et passe-droits : Le cocktail explosif de la FAHB dénoncé par El Qabila
Après les instructions claires du Président de la République et les délibérations de deux Conseils des ministres successifs, l’objectif était affiché : sortir le handball algérien de l’ornière et lui redonner ses lettres de noblesse. Le ministre des Sports, Walid Sadi, a été chargé de piloter cette mission de sauvetage.
Malheureusement, force est de constater que sur le terrain, c’est tout l’inverse qui se produit. Loin de la renaissance espérée, on assiste à une aggravation de la crise et à la mise en place des pires pratiques que le sport national ait connues.
Tous les ingrédients de l’échec, maintes fois dénoncés par l’équipe « El Qabila », sont aujourd’hui réunis au sein de la Fédération Algérienne de Handball (FAHB) :
Un président imposé : Au lieu d’une élection transparente et démocratique, c’est un homme de consensus forcé qui a été installé à la tête de l’instance, sans réelle légitimité sportive.
Des cumulards au bureau : Le bureau fédéral est rempli de personnes cumulant les mandats et les postes, une situation qui verrouille le système et empêche tout renouveau.
Des commissions insignifiantes : Les postes clés au sein des commissions ont été confiés aux éléments les moins influents, voire les plus insignifiants du handball national, écartant délibérément les compétences et les figures historiques du sport.
Non-respect des règles : Les passe-droits et le non-respect de la réglementation sont devenus monnaie courante, minant toute crédibilité et toute justice sportive.
Le résultat est aussi prévisible que catastrophique. Nos équipes nationales, toutes catégories confondues, traînent désormais en bas des classements africains et sont absentes de la scène internationale. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’Algérie trônait au sommet du handball africain et rivalisait avec les meilleures nations mondiales.
Ce gâchis, orchestré sous couvert d’une « prise en charge » étatique, est un affront à l’histoire glorieuse de cette discipline et à l’héritage laissé par nos anciens.