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Le « cheval de Troie » du dossier Madar : qui ralentit le processus au ministère des Sports ?

by admin

Depuis des mois, le dossier de l’équipe cycliste Madar traîne dans les tiroirs du ministère des Sports, en particulier au secrétariat général. Après quelques convocations formelles des responsables de la Fédération algérienne de cyclisme et du groupe Madar, un silence assourdissant s’est installé, laissant observateurs et supporters dans l’expectative totale. Pourtant, des mouvements discrets ont eu lieu : le président de la Fédération, Kheireddine Barbari, a été reçu par le secrétaire général pour des discussions longues et apparemment approfondies. Depuis ? Plus rien. Le dossier a été mis au congélateur, sans avancer d’un iota.

Cette inertie soulève de nombreuses interrogations, voire des soupçons. Comment expliquer qu’une équipe privée comme Madar puisse effectuer des missions à l’étranger avec des autorisations de sortie au nom de l’Équipe nationale ? Sur quel budget opère-t-elle ? Comment sont rémunérés les coureurs et le staff, et dans quelle devise ? Autant de questions qui demeurent sans réponses officielles, alimentant les spéculations sur d’éventuels contournements des procédures.

Plus troublant encore : la filiale de Madar, officiellement dédiée à la solidarité, semble jouer un rôle central dans le financement de l’équipe cycliste. Comment une entité à vocation sociale parvient-elle à débloquer des fonds pour une structure sportive privée ? Les liens opaques entre ces différentes entités méritent d’être clarifiés, d’autant que le silence institutionnel persiste.

Face à ce blocage, une évidence s’impose : pour comprendre les raisons de cette paralysie, il faudra bien un jour rouvrir les tiroirs du secrétariat général et lancer une enquête sérieuse et transparente. Qui, au sein de l’administration, freine des quatre fers ? Qui a intérêt à ce que le dossier Madar ne progresse pas ? Le ministère des Sports parviendra-t-il à lever le voile sur cette affaire, ou continuera-t-il à protéger des intérêts opaques au détriment de la transparence et de l’équité sportive ?

Une chose est sûre : le sport algérien a besoin de clarté, et les supporters de vérité. Le temps des silences complices est révolu.