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Nordine Bouachera: Star malgré lui des théories Marocaines, les plus fumeuses

by admin

Alors que le Sénégal remportait la CAN 2025 face au Maroc, une découverte aussi sidérante qu’urgente a émergé sur les réseaux sociaux : et si l’Algérien Nordine Bouachera était l’architecte secret de cette victoire ? Spoiler : non. Mais pourquoi laisser les faits entraver une si belle théorie ?

En effet, Bouachera, ce Marseillais de 58 ans au parcours si discret, a bien traîné ses guêtres dans le staff sénégalais de fin 2020 à fin 2023. Mais depuis, l’homme a eu l’audace de prendre une nouvelle direction : l’Arabie Saoudite. Oui, Riyad. Pas très glamour pour un prétendu maître de l’ombre, on s’accordera. Là-bas, il s’occupe de données et de vidéos, une occupation autrement plus palpitante que de dicter des tactiques depuis un téléphone portable… d’il y a quatre ans.

Car c’est bien là le génie de l’affaire : des vidéos archives, exhumées pour l’occasion, le montrant au téléphone, ont soudainement « prouvé » qu’il donnait des instructions lors de la finale. On imagine la scène : « Allô, Pape Thiaw ? C’est Nordine. Fais rentrer tout le monde au vestiaire, je te prie. » Et hop, le sort en est jeté. La preuve par l’image vintage.

Il est vrai que Bouachera a contribué à la CAN 2021 et à la Coupe du Monde 2022 avec le Sénégal. Mais pour la CAN 2025 au Maroc ? Absent. Il préparait probablement des tableaux Excel sous le soleil saoudien, ou coachait les U23 dans des tournois locaux, activité évidemment plus stratégique.

Face à cette cruelle absence de réalité, certains esprits créatifs, mus par une foi inébranlable, ont allumé un contre-feu (avec du bois pourri marocain, cela va de soi) pour tenter d’alimenter la grande sauce anti-algérienne habituelle. Hélas, comme pour la quête de la Coupe d’Afrique depuis des décennies, c’est encore raté. Il va falloir patienter quelques siècles de plus pour trouver une raison « algérienne » plausible au prochain échec marocain. La patience est une vertu, dit-on.

En attendant, Bouachera, loin du bruit et de la fureur, doit sûrement savourer son café à Riyad, contemplant avec une douce ironie ces théories qui, elles, n’ont pas pris une ride.