L’histoire du padeliste Nabil Meskida suit une trame malheureusement familière en Algérie : celle d’un talent international, ayant refusé une offre de la France par loyauté envers son pays, mais progressivement découragé par le système sportif national.
Son parcours illustre un mécanisme récurrent : malgré une reconnaissance internationale et un patriotisme affirmé, le jeune athlète a dû affronter les obstacles habituels (bureaucratie étouffante, mauvaise gestion et incompétence de certains responsables). Ces tracasseries systémiques ont peu à peu éteint sa motivation, le poussant à regretter son choix initial de représenter l’Algérie.
Son cas symbolise le paradoxe d’un pays qui possède une jeunesse talentueuse et profondément attachée à la nation, mais dont les structures semblent parfois plus aptes à décourager qu’à accompagner. Comme beaucoup d’autres avant lui, Nabil Meskida risque de rejoindre la longue liste des espoirs sportifs « délaissés », sacrifiés non par un manque de potentiel, mais par l’inaction et l’indifférence des instances censées les porter.