Malgré cette validation officielle, le Jury d’appel de la CAF a, le 17 mars 2026, infligé un forfait au Sénégal, attribuant une victoire 3-0 au Maroc et retirant ainsi le titre aux Lions. La FSF conteste cette décision qu’elle juge juridiquement intenable.
Les arguments juridiques du Sénégal devant le TAS
La stratégie de la FSF repose sur plusieurs piliers, arguant que la sanction de la CAF est infondée pour cinq raisons principales :
Absence d’abandon : La notion d’abandon est inapplicable car le match a repris et s’est achevé normalement. Un forfait ne peut coexister avec un résultat homologué par l’arbitre.
Autorité de l’arbitre : La décision de la CAF viole l’autorité exclusive de l’arbitre (Loi 5 du jeu) et le principe fondamental de la sécurité des résultats sportifs. L’arbitre est le seul maître du jeu après le coup de sifflet final.
Imprévisibilité de la sanction : La sanction va à l’encontre du principe juridique nulla poena sine lege (pas de peine sans loi), car aucune règle claire ne prévoit l’effacement d’un résultat validé pour de tels faits.
Sanction disproportionnée : La mesure (retrait d’un titre remporté sur le terrain) est jugée totalement disproportionnée par rapport à l’incident (une brève sortie de terrain).
Non-respect du droit à un procès équitable : La FSF dénonce un manquement de la CAF à ses propres principes et un non-respect du droit à un procès équitable.
Les demandes de la Fédération Sénégalaise
Dans son mémoire d’appel, la FSF demande au TAS de :
- Annuler la décision du Jury d’appel de la CAF.
- Rétablir le résultat sportif de la finale (victoire du Sénégal 1-0 après prolongations).
- Restituer au Sénégal le titre de Champion d’Afrique des Nations 2025, avec tous les droits (sportifs, protocolaires et financiers) qui y sont attachés.
- Ordonner à la CAF de mettre à jour ses registres et communications en ce sens.
En résumé, la FSF ne conteste pas l’incident de la 90e minute, mais elle combat la qualification de cet incident en « abandon » et la sanction disproportionnée qui s’en est suivie. Elle demande au TAS, en tant que juridiction d’appel de pleine juridiction, de réviser la décision de la CAF pour rétablir la réalité du terrain : le Sénégal a joué le match jusqu’au bout, l’a gagné, et doit donc être reconnu champion