Le président du Comité Olympique Algérien et de l’ACNOA, Mustapha Berraf, suscite interrogations et ironie suite à un voyage en Hongrie où il a été reçu avec des honneurs dignes d’un chef d’État. Ce déplacement, justifié par une « mission » non élucidée, contraste fortement avec les difficultés quotidiennes des athlètes africains. Il alimente les spéculations sur sa nature réelle : simple visite diplomatique, négociation opaque, ou étape dans une possible reconversion vers des activités plus… discrètes, au vu des compétences particulières en gestion financière qui sont prêtées à Berraf. L’ombre d’une relation avec une ancienne ambassadrice de Hongrie et le silence persistant des institutions sportives concernées n’arrangent rien à l’affaire. Le tout dessine un portrait en creux d’un dirigeant sportif perçu comme plus habile dans les relations et les déplacements internationaux que dans le développement concret du sport sur son continent. La question sous-jacente demeure : Mustapha Berraf est-il un serviteur du sport algérien et africain, ou un acteur naviguant au service d’intérêts plus opaques ? Pour l’instant, seuls les soupçons ont voix au chapitre.
Mustapha Berraf, l’homme qui murmurait à l’oreille des Hongrois.
90