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Désastre Sportif : Comment l’Échiquier de Berraf a Noyé la Boxe Algérienne.

by admin

Échec et Mat pugilistique : la grande mascarade de la boxe algériennes

Il était une fois, dans le merveilleux monde du sport algérien, une partie d’échecs. Pas une banale partie sur un damier de salon, non. Une joute stratégique, brutale, un véritable chess-boxing administratif où les coups bas se donnaient en costume-cravate et les K.-O. se comptaient en carrières brisées et en millions évaporés.

Au centre de l’échiquier, trônant en grand maître auto-proclamé, le gourou Mustapha Berraf. Son jeu ? Préparer nos boxeurs pour les Jeux de Paris. Sa stratégie ? Un coup de génie : organiser cette préparation en dehors du pays, sans l’aval de la fédération algérienne de boxe, et bien sûr, dans une opacité si épaisse qu’on y voyait aussi clair que dans un gant de fondu. Le tout, sous la bénédiction et le chapotage bienveillant de l’ex-patron du Comité International Olympique, comme pour ajouter une touche de légitimité mondiale à ce foutoir local.

L’objectif était, paraît-il, unique : briller à Paris. Mais les objectifs cachés, eux, étaient multiples, formant une symphonie d’ambitions personnelles dont Berraf était le chef d’orchestre déchaîné.

Le résultat de cette partie d’échecs internationale ? La boxe algérienne, elle, n’est pas sur le podium. Elle gît en bas de l’échelle, exsangue, sans le moindre impact international, au bord de la faillite. Rayée de la fédération mondiale (IBA) et ignorée par sa concurrente (World Boxing), elle est devenue un fantôme sportif. Adieu Imane Khelif et ses semblables, symboles d’un passé glorieux. L’héritage, lui, se résume à un trou de plus de 200 millions de dinars (20 milliards de centimes) dépensés dans la plus parfaite illégalité, pour un retour sur investissement aussi probant qu’un uppercut dans l’eau.

Mais quelle belle réussite pour les autres joueurs de cette partie !

Mustapha Berraf, le stratège, a réussi son coup de maître : se faire coopter et se maintenir au CIO malgré l’âge, grâce à son précieux parrain international. Échec et mat institutionnel.

Abderrahmane Hammad et son secrétaire général ont, eux, solidement verrouillé leurs sièges au comité olympique algérien. Positions sauvegardées.

L’ex-DTN de la boxe, lui, a effectué une magnifique permutation et atterri en douceur comme cadre au ministère. Promotion assurée.

Tous ont tiré bénéfice de ce scenario dramaticosportif. Ils ont réussi à leurrer les autorités, à endormir l’opinion publique le temps de parfaire leur jeu. Le gros mensonge a tenu… jusqu’à ce que le gong de la réalité retentisse.

Aujourd’hui, le rideau est tombé sur le théâtre d’ombres. Il ne reste plus que le désert, une fédération fantôme, des boxeurs sans avenir et une facture astronomique pour le contribuable.

La question, maintenant, est d’une simplicité enfantine, mais semble-t-il d’une complexité insurmontable pour nos grands maîtres de l’échiquier : Y a-t-il un responsable, un seul, pour rendre des comptes ?

Ou, dans cette partie si bien jouée, le seul perdant désigné n’était-il, finalement, que le sport algérien lui-même ?